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Environnement : Andrew , Sandy , Irma , les supers Cyclones ont-ils une origine humaine ?

Parmi les phénomènes météorologiques terrestres observés, les cyclones, du grec « kuklos » qui signifie « cercle », sont probablement les plus violents et les plus spectaculaires. Ce sont des perturbations atmosphériques ayant l’aspect de grosses masses nuageuses en bandes spirales, associés à une forte dépression dont les vents tourbillonnent à plus 120 km/h. Ces phénomènes naturels instables sont néanmoins encore très difficiles à prévoir bien que les conditions de formations soient aujourd’hui assez bien connues.
Ces formations atmosphériques déplacent des masses nuageuses importantes pouvant véhiculer des quantités d’énergie colossales, comparables à plusieurs bombes atomiques. Ces phénomènes dévastateurs sont considérés comme supers cyclone et ils ont le droit à leur noms.

Super cyclone Sandy dans la mer des Caraïbes au nord de l’Océan Atlantique.

Sommaire

1-Causes de la formation des cyclones

2- Réchauffement climatique a un impact sur la formation des super cyclones

3) Doute sur le fait que le réchauffement climatique ai un impact sur les supers cyclones

Conclusion

 

1 : Cause formation cyclone

Pour que les conditions soient favorables à la formation d’un cyclone, il faut qu’une dépression passe au-dessus de l’océan à une température de plus de 26°C sur une dizaine de mètres de profondeur ce qui équivaut à une température de surface de 28°C ainsi qu’à une distance de plus de 550 km de l’équateur. En effet, c’est à partir de l’équateur que la force de Coriolis peut agir sur le déclenchement du mouvement tourbillonnaire initial car cette force est nulle au niveau de l’équateur.
Cette force permet à l’air chaud et humide de s’élever jusqu’à 15 000m d’altitude.

Grâce à la force de Coriolis, l’air chaud et humide se met à tourbillonner, la vapeur d’eau est ainsi aspirée et forme des nuages.

Remarque : Lorsqu’un cyclone entre en terre, ou dans des eaux froides, les vents s’affaiblissent car le cyclone n’est plus alimenté par la vapeur des eaux chaudes.

2- Réchauffement climatique a un impact sur la formation des super cyclones
Ce qui est sûr, c’est qu’avec un climat réchauffé, il n’y aura pas de hausse du nombre de cyclones. On pourrait même constater une légère baisse de leur fréquence. En revanche, les cyclones pourraient avoir tendance à être un peu plus fort que dans le passé. Il est par contre impossible de pointer un évènement en particulier en désignant le réchauffement climatique comme responsable.

Il existe en effet ce que l’on appelle une marée de tempête au passage d’un cyclone. Un niveau de la mer plus haut peut contribuer à engendrer plus de dégâts plus importants.
Il est en revanche très difficile de dire que la hausse des précipitations résulte du réchauffement climatique. Globalement, avec un climat plus chaud, les précipitations risquent d’être plus importantes. Mais pour le prouver scientifiquement pour une zone en particulier, il faudrait arriver à montrer que sans le réchauffement climatique, les conséquences n’auraient pas été les mêmes, ce que nous n’avons pas les moyens de faire pour le moment. Nous pouvons, à la rigueur, dégager des grandes tendances sur une quarantaine d’années. Mais d’une année sur l’autre c’est impossible, d’autant qu’il y a des phénomènes variables , qui peuvent venir encore compliquer les choses. Pour la température de surface, c’est beaucoup plus simple car il n’y a pas de variabilité aussi grande.

On remarque qu’un cyclone est considéré comme super cyclone lorsque la vitesse du vents dépassent les 250km/h ce qui est bien plus dévastateur qu’un simple ouragan ou une tempête tropicale.

La température de la mer est un facteur aggravant. Une plus grande température entraîne davantage d’évaporation dans l’atmosphère. Cette humidité est très importante dans la formation des cyclones et c’est pour cela qu’ils pourraient être plus chargés en pluie. Mais ce n’est pas le seul critère dans leur formation: il faut que l’atmosphère ne soit pas «cisaillée» par des vents contraires. Sans cela, le cyclone ne peut pas s’isoler de son environnement. Mais s’il y arrive, il créée ensuite un processus qui va lui permettre de s’autoalimenter et ainsi gagner en puissance.

3) Doute sur le fait que le réchauffement climatique ai un impact sur les supers cyclones

origine humaine du réchauffement contesté :

Les controverses sur le réchauffement climatique concernent le débat public sur l’existence, les causes et les conséquences du réchauffement climatique. Au sein de la communauté scientifique, l’existence n’est plus mise en doute, mais l’ampleur du réchauffement l’est davantage, notamment par rapport à d’autres périodes de réchauffement plus anciennes. En 2007, le GIEC estimait la « probabilité » que le réchauffement soit dû aux activités humaines « supérieure à 90 % ». La certitude n’est cependant pas absolue et cette question est encore l’objet de recherches faisant intervenir aussi bien des mesures et observations que des modélisations en climatologie.

Même parmi les scientifiques s’accordant à considérer le réchauffement climatique comme causé par l’activité humaine, deux sujets suscitent des débats importants. D’une part, les conséquences du réchauffement climatique sont très débattues, puisque dépendantes de l’ampleur du réchauffement. Le niveau actuel des connaissances dans ce domaine est très faible. D’autre part, les actions à mener pour lutter contre le réchauffement climatique font l’objet de nombreux débats, puisqu’il s’agit très fréquemment de reconsidérer nos choix politiques à de multiples niveaux (social, économique, technologique, environnemental, sanitaire, moral).

Conséquence du réchauffement sur les cyclones :
Des ouragans pas forcément plus fréquents
Les ouragans sont-ils en train de déferler sur les océans à un rythme de plus en plus effréné ?
« Non, on n’observe pas d’augmentation significative des ouragans dans le monde, assure à franceinfo Robert Vautard, climatologue au CNRS. L’observation climatique par satellite ne remonte qu’à quelques décennies. On constate des variations, mais on ne peut pas en tirer tout de suite des conclusions. »
En effet, les données les plus fiables remontent à 1966. Date à laquelle le Centre américain des ouragans (NHC) a commencé à compiler des images satellites quotidiennes pour alimenter sa base de données. Cela permet de connaître le nombre et l’intensité des ouragans depuis 50 ans dans l’océan Atlantique.

Une hausse d’intensité sur le long terme
Irma bat des records : des rafales de vent à 360 km/h, vigilance violette de Météo France et puissance évaluée à 5 sur l’échelle Saffir-Simpson… « Des cyclones d’une intensité plus grande sont l’une des conséquences attendues du changement climatique », assure de son côté Valérie Masson-Delmotte, membre du Giec, groupe de référence au niveau mondial sur le climat. ‘Plus la température de l’eau et le taux d’humidité sont élevés, plus le cyclone peut prendre de l’intensité. Or, ces deux éléments sont plus intenses du fait de l’augmentation de l’effet de serre, explique la climatologue. On considère qu’il y a 7% d’humidité en plus dans l’atmosphère par degré de réchauffement. »
Toutefois, Robert Vautard se montre plus mesuré et estime qu’il est impossible de dire avec certitude qu’Irma est le signe avant-coureur d’une montée en puissance des ouragans. « Sur l’intensité, nous n’avons pas assez de recul, précise le chercheur du CNRS. On voit tout de même une hausse légère pour les cyclones en Atlantique, mais il est encore trop tôt pour conclure à une évolution climatique des cyclones de manière plus globale. »
Attention aussi à ne pas surintépréter un phénomène exceptionnel comme Irma.

Des ouragans qui se déplacent vers les pôles
Autre conséquence avérée du réchauffement climatique : le déplacement des phénomènes cycloniques. « Les résultats d’une étude récente montrent que les endroits où les cyclones sont les plus intenses se décalent vers les pôles. On parle de 50 à 100 km tous les dix ans. C’est assez lent mais non négligeable », estime Robert Vautard. Les ouragans devraient ainsi se déplacer au nord et au sud de leur zone d’activité représentée ci-dessous et toucher des zones qui n’étaient pas concernées jusqu’alors.

Conclusion
Ainsi, les cyclones tropicaux sont des phénomènes météorologiques très puissants de par leur taille, leur vitesse, et leur structure.
Aujourd’hui les scientifiques sont capables d’anticiper mais pas d’éviter une telle catastrophe. Les conséquences du passage d’un cyclone sont d’une ampleur considérable (exemple en 2005 du cyclone Katrina en Nouvelle-Orléans).
Malgré des modèles de prévisions efficaces, et le partage des informations recueillies (par l’OMM), les prévisions cycloniques ne restent pas encore suffisamment précises pour que les plans de prévention fonctionnent à chaque fois. D’où le besoin de privilégier la prévention et des actions concrètes.Depuis plusieurs dizaines d’années, on observe un réchauffement climatique subit par la Terre, responsable entre autres de l’élévation de la température des eaux, en particulier au niveau des Tropiques. Cette augmentation de température engendre une évaporation de plus en plus importante. Cela donne alors naissance à de plus en plus de cyclones. Ainsi, si l’Homme ne fait rien pour freiner le réchauffement climatique, alors on assistera à l’augmentation constante du nombre moyen de cyclones tropicaux annuels.

Bibliographie :notre-planete.info , Wikipédia , lefigaro.fr , google image , météo-france …

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