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Photo utilisée en 2013-2014 pendant la crise ukrainienne pour dénoncer les attrocités du conflit alors qu’elle fut prise en 2010 et primée lors d’un concours de photographie en Australie 

Source : les observateurs, France 24, 2014

« L’opinion publique, ça se travaille » titre d’un ouvrage de Serge Halimi, Dominique Vidal et Henri Maler consacré au rôle des médias dans les guerres du Kosovo, d’Afghanistan et d’Irak

Par désinformation, on désigne toute manipulation utilisant des informations fausses ou partiellement fausses pour influencer l’opinion publique. Ce terme très large peut dont s’appliquer à toute entreprise destinée à conditionner frauduleusement la population, à orienter son point de vue et éventuellement à déterminer ses actes. Cela va de la propagande aux techniques politiques de l’ère de la post-vérité en passant par les théories du complot. La désinformation joue de la rumeur, de la fausse information, de l’émotion, de la démagogie pour obtenir ce qu’elle souhaite des citoyens. Son origine est multiple et on ne saurait tenir pour responsable systématique telle ou telle catégorie d’acteurs sous peine de tomber soi-même dans la paranoïa. Une chose est certaine cependant la démocratie n’est pas à l’abri de ces manœuvres.

Sommes-nous donc entrés dans une ère de désinformation ?

Quelques généralités sur la désinformation

c’est un sujet d’actualité…

« La véracité n’a jamais figuré au nombre des vertus politiques, et le mensonge a toujours été considéré comme un moyen parfaitement justifié dans les affaires politiques. » Hannah Arendt

La désinformation est un sujet d’actualité. En 2016, certains ont expliqué le Brexit, le résultat du référendum britannique sur le maintien ou non dans l’Ue aux mensonges utilisés pendant la campagne précédant le scrutin. Les partisans du leave (quitter) prétendaient en effet faire ainsi des économies, des sommes mieux utilisées si on les attribuait à la sécurité sociale britannique..

Source : Le Monde, les Décodeurs, juillet 2016.

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/07/05/la-memoire-selective-de-nigel-farage-sur-sa-campagne-pro-brexit_4963784_4355770.html

La campagne électorale de Donald Trump fut également l’occasion d’un certain nombre de mensonges et rumeurs relayés par les partisans du candidat républicain. L »affaire du « pizzagate » accusait des élus démocrates d’avoir mis en place un réseau pédophile. Des accusations ont porté également sur la santé de la candidate démocrate Hillary Clinton. Enfin, Donald Trump n’a cessé de chercher à discréditer l’ancien président américain Barack Obama en prétendant qu’il n’était pas né sur le territoire des Etats-Unis. Fake news est l’une de ses expressions favorites pour discréditer les médias américains. Mais lui même mentirait 5 fois par jour en moyenne selon les journalistes améicains. En France, Emmanuel Macron fut également victime de ce type d’attaques pendant la campagne présidentielle de 2016. Les réseaux sociaux laissaient entendre qu’il envisageait de faire payer un loyer aux propriétaires. Certains disaient aussi que le candidat d’ « En marche » avait un compte aux Bahamas. D’autres prétendaient que Jean-Luc Mélenchon possédait une montre Rolex de 18000 euros. Dans ce contexte,  un sondage ifop de janvier 2018 révèle que huit français sur dix disent croire à une théorie du complot au moins

…mais ce n’est pas une nouveauté   

Prenons quelques exemples pour illustrer les programmes de première et de terminale. En 1886, l’antisémite Edouard Drumont publie La France juive. Il y développe l’accusation mensongère selon laquelle les juifs contrôleraient la finance et le capitalisme. C’est une théorie du complot. Ce livre fut le plus grand succès de librairie de la fin du XIXème siècle. C’est dans ce contexte littéraire nauséeux qu’éclate l’affaire Dreyfus en 1894-1898. L’historien Marc Bloch en 1921 dans son ouvrage Réflexions d’un historien sur les fausses nouvelles de la guerre rappelle un fait peu connu. Le 3 août 1914, l’ambassadeur d’Allemagne en France, justifie la déclaration de guerre allemande par un prétendu bombardement aérien français sur les rails à proximité de Nuremberg. Il utilise là une rumeur démentie peu après par le maire de la ville. Mais la guerre éclate. Non les fake news ne sont pas une nouveauté. Elles prospèrent dans les années 20-30 avec les régimes totalitaires et dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale. Prenons deux exemples. En 1920, I.P.Goldstein photographie Lénine qui harangue la foule.

http://www.archives.lafabriquedelinfo.fr/images/stories/surlefeu/xxe-siecle-stalineoriginale.jpg

Quelques années plus tard Staline arrivé au pouvoir fait disparaître de l’image deux personnages pourtant présents à la tribune Kamenev exécuté en 1936, et Trotski assassiné au Mexique en 1940.

http://www.archives.lafabriquedelinfo.fr/images/stories/surlefeu/xxe-siecle-stalineretouchee.jpg

En 1945, à Berlin Evgueni Khaldei photographie la prise du Reichstag mais il efface la deuxième montre au poignet de l’un des soldats pour ne pas laisser entendre que des pillages ont eu lieu. Il obscurcit aussi la fumée et colle aussi peut-être un arrière-plan urbain pris ailleurs. (voir le travail des élèves dans le cadre du projet culture-pouvoir)

On comprend donc pourquoi en 1949, George Orwell place Winston Smith, le héros de son roman 1984 travaille au Miniver, le ministère de la vérité chargé de faire disparaître des archives les documents qui contredisent le discours officiel. C’est une fiction et on serait tenté de dire que ces entreprises de propagande sont le monopole des régimes totalitaires. Mais ce n’est pas le cas. De temps en temps, les démocraties ne sont pas à l’abri de ce type de manipulation. Dans les années 1990, plusieurs interventions dans les conflits de l’époque ont été « promues  » par certains médias. Cette situation a inspiré une fiction américaine en 1997 :  » Des hommes d’influence« . Ce film raconte comment un responsable politique détourne l’attention de l’opinion publique en « inventant » une guerre. On peut se souvenir aussi des conditions dans lesquelles Colin Powell, le secrétaire d’Etat à la défense de George Bush a cherché à convaincre le Conseil de Sécurité de l’ONU de la nécessité d’intervenir en Irak. Certaines de ses allégations sont mensongères.

http://www.ina.fr/video/2205136001007

Il est possible de visionner une remarquable enquête sur le sujet diffusée. Il y a quelque années sur LCP.

https://youtu.be/x8sg0Dqc3_I

Tous les exemples proposés dans ce paragraphe précédent l’invention du terme post-vérité en 2004. Nous n’entrons donc pas dans l’ère de la désinformation. C’est une pratique malheureusement ancienne.

Quelques précisions sur la théorie du complot.

Comment fonctionnent les théories du complot ?

« Il existe une thèse, que j’appellerai la thèse du complot, selon laquelle il suffirait, pour expliquer un phénomène social, de découvrir ceux qui ont intérêt à ce qu’il se produise. Elle part de l’idée erronée que tout ce qui se passe dans une société, guerre, chômage, pénurie, pauvreté, etc., résulte directement des desseins d’individus ou de groupes puissants. Idée très répandue et fort ancienne, dont découle l’historicisme ; c’est, sous sa forme moderne, la sécularisation des superstitions religieuses. Les dieux d’Homère, dont les complots expliquent la guerre de Troie, y sont remplacés par les monopoles, les capitalistes ou les impérialistes » Karl Popper, La société ouverte et ses ennemis

« Le pouvoir qui a décrété de toutes ces choses qu’elles seraient damnées, c’est la Science Dogmatique. Néanmoins elles marcheront […] le défilé aura l’impressionnante solidité des choses qui passent, et passent, et ne cessent de passer » Charles Fort, Le Livre des Damnés

Les théories du complot reposent sur un certain nombre de techniques qui permettent de les repérer.

La première technique consiste à donner un semblant de sens à ce qui n’en a pas en apparence. A ce titre la théorie du complot fonctionne comme le mythe qui éclaire les hommes dépourvus face à ce qui les dépasse. On parle aussi de technique de dévoilement qui donne l’impression d’une révélation.

La deuxième technique consiste à désigner un individu ou un groupe responsable de l’enchainement des faits des phénomènes évoqués. C’est la technique du bouc émissaire.

Bien entendu, c’est faux mais pour donner de la force à une théorie qui n’en a pas, une troisième technique désignée couramment comme le « mille-feuilles argumentatif » est utilisée. On parle aussi d’effet Fort du nom de l’américain Charles Fort. Il s’agit de compenser la faiblesse des arguments par leur nombre. Dans cet amas d’arguments, les complotistes mêlent souvent le vrai et le faux. Dans ces conditions, la cohérence de l’argumentation n’est souvent qu’illusoire. Pour obtenir cet effet de masse, les conspirationnistes voient des signes de leur théorie partout.

Les complotistes ont également souvent recours à des raisonnements fallacieux. Par exemple, ils pratiquent l’inversion de la charge de la preuve. Si vous ne pouvez pas démontrer qu’un fait est faux alors il est vrai. Ils utilisent également des sophismes du type : si « A est impossible, donc A est faux », alors si  « A est possible, donc A est vrai ? ». C’est un raisonnement faux qui a l’apparence de la rigueur.  

Une autre technique repose sur un esprit critique à intensité variable. Les complotistes remettent en cause les informations en provenance de certaines sources, mais ne vérifient pas celles qui valident leurs thèses. Les négationnistes procèdent à une forme d’ hyper-criticisme, le révisionnisme destiné à discréditer tout document ou tout témoignage de façon malhonnête.

Pour conclure, le site gouvernemental on te manipule propose la définition suivante de la théorie du complot : c’est un récit pseudo-scientifique, interprétant des faits réels comme étant le résultat de l’action d’un groupe caché, qui agirait secrètement et illégalement pour modifier le cours des événements en sa faveur, et au détriment de l’intérêt public.

Rumeur : une rumeur est une nouvelle dont on ne connait pas l’origine, elle n’a pas d’auteur. Sa véracité est incertaine (Hubert Strouk).

Théorie du complot : c’est un récit pseudo-scientifique, interprétant des faits réels comme étant le résultat de l’action d’un groupe caché, qui agirait secrètement et illégalement pour modifier le cours des événements en sa faveur, et au détriment de l’intérêt public (On te manipule).

Le négationnisme : théorie qui nie l’existence du génocide en utilisant la méthode du révisionnisme. Il s’agit en réalité d’une falsification de l’Histoire. Réfutée par les historiens, elle est passible de poursuite devant la justice (loi Gayssot, 1990).

 Pourquoi les théories du complot connaissent-elles un certain succès ?

Pour commencer, elles utilisent les failles de nos capacités d’apprentissage. C’est ce que disait déjà en 1620, le philosophe Francis Bacon dans De Novum Organum Sientiarum : « L’entendement humain, une fois qu’il s’est plu à certaines opinions (parce qu’elles sont reçues et tenues pour vrai ou qu’elles sont agréables), entraîne tout le reste à les appuyer ou à les confirmer ». On appelle aussi ce phénomène le biais de confirmation. La confirmation d’une croyance a en effet l’avantage de demander moins d’efforts que la recherche de la vérité. Cette forme de flemme intellectuelle est ce que Susan Fiske et Shelley Taylor spécialistes de psychologie sociale nomment l’« avarice cognitive ». Les théories du complot utilisent également les limites de nos motivations. Il apparaît en effet , que les complotistes ou conspirationnistes sont surmotivés et capables de mobiliser des moyens pour convaincre d’une thèse fallacieuse face une audience qui n’ a pas forcément le temps et l’envie de consacrer trop d’efforts pour contester leurs affirmations. Les complotistes profitent également de la façon dont les rumeurs se propagent. Au cours de leur diffusion on observe une réduction, une accentuation et une assimilation de l’information. Celle- ci est souvent transformée en fonction de l’environnement socioculturel dans le quel elle se diffuse comme l’ont démontré Allport et Postman dans les années 40. Tous ces éléments expliquent pourquoi nous pouvons être crédules. Le succès de deux canulars célèbres, l’un à la radio en 1938 l’autre à la télévision en 2006, montrent combien l’opinion publique peut parfois se laisser berner. Pour terminer les complotistes mettent à profit une « révolution technologique » (expression discutée) : internet. Internet massifie l’offre d’information. En 1995, on comptait 23 500 sites Internet. En 2010, on en recensait plus de 205 millions et en 2014 on dépassait le milliard de sites. En 1985 était créé The Well ou Whole Earth Lectronic Link l’ancêtre des forum de discussion, des réseaux sociaux et du web 2.0 qui font de chaque usager un éditeur d’information potentiel. On pourrait miser sur le nombre et la diversité pour ouvrir les esprits mais les moteurs de recherches et les plateformes commerciales utilisent des algorithmes qui fonctionnent comme des bulles de filtrage (filter bubbles) [Eli Pariser]. C’est à dire qu’ils cantonnent les liens de recherches dans des cercles qui confortent les usagers d’internet dans leurs convictions déjà établies. Cela contribue également à l’atomisation, à la fragmentation de l’opinion publique.)[Dominique Wolton]. La liste n’est pas complète mais voici donc quelques éléments d’explication de la réussite des théories du complot.

Biais de confirmation : tendance naturelle chez chacun d’entre nous à favoriser les informations qui confortent nos convictions nos croyances.

Bulles de filtrage : filtrage de l’information par des algorithmes et résultat de ce filtrage qui se traduit par un rétrécissement de l’horizon des recherches et un repli intellectuel.

La désinformation est-elle une fatalité ?

Face à la désinformation, le pluralisme de l’offre d’information est un préalable ….

Toute bonne démocratie se doit de garantir la liberté d’expression et donc la liberté de la presse. Nous insisterons ici sur le cas de la France. C’est la loi sur la presse de 1881, adoptée sous la troisième République qui aujourd’hui encore garantit ce droit en France. Ce texte affirme la liberté d’expression mais il l’encadre également pour éviter par exemple la diffamation. C’est à la sanction de cette loi qu’ Emile Zola s’expose pour défendre le capitaine Dreyfus qui en principe ne peut être jugé à nouveau. Aujourd’hui, encore c’est cette loi qui régit dans les grandes lignes la presse scolaire. Par la suite, la liberté de la presse a fait des progrès en France, malgré les épisodes de censure dans le contexte de la Première Guerre mondiale et sous le régime de Vichy. Plus récemment c’est dans le domaine de l’audiovisuel que cette liberté a progressé. Jusqu’en 1975, l’Etat contrôlait l’audiovisuel français à travers la RTF puis l’ORTF (Office de Radiodiffusion-Télévision Française). A cette date, il démantèle cet organisme. En 1982, sous la présidence de François Mitterrand, la loi Fillioud autorise les radios indépendantes à émettre. On assiste donc à un désengagement de l’Etat dans le domaine de la presse. Nous verrons cependant que ce désengagement n’est pas total. Dans le même temps l’offre médiatique se diversifie. Si la presse écrite connait des difficultés puisque la diffusion des quotidiens et des magazines a diminué globalement de 8% en 10 ans, l’offre audiovisuelle est, elle, multipliée avec la TNT et la télévision numérique. En France, internet est ouvert au public en 1994. Dans ces conditions, on assiste à une véritable explosion de ce que Gérald Bronner appelle le marché cognitif.

Marché cognitif : espace où s’échange, se diffusent les informations.

…mais il ne suffit pas toujours.

D’abord parce que le pluralisme de l’offre d’information n’est pas synonyme de pluralisme des points de vue. Aujourd’hui, on assiste à la concentration des médias entre les mains de grands groupes industriels dirigés par des capitaines d’industrie comme Marcel Dassault, Xavier Niel, Mathieu Pigasse ou Bernard Arnault. Par ailleurs, la massification et la concurrence informationnelle ne sont pas synonymes d’une plus grande fiabilité de l’information. Par exemple, la course au scoop, au buzz réduit le temps de vérification des faits. Certains journalistes et responsables de publications, certes minoritaires, sont parfois tentés de diffuser une information sans l’avoir corroborée, sans avoir croisé les sources. Certains préfèrent courir le risque de diffuser une rumeur, pour ne pas être devancés par les concurrents.

Alors que faire ?Légiférer ?

Emmanuel Macron, propose de légiférer. Il envisage une loi pour lutter contre la diffusion de fausses informations au moment des campagnes électorales. Le problème, c’est que cette disposition peut devenir comme une forme de censure. Qui décidera qu’une information est digne d’être diffusée ? Par ailleurs, il existe déjà des dispositifs législatifs. La loi sur la presse de 1881 punit de 45000 € d’amende celui qui diffuserait de fausses informations. le code électoral prévoit un emprisonnement d’un an et d’une amende de 15.000 euros dans ce cas là. Il est aussi possible de réguler. Cela existe déjà pour l’audiovisuel avec le CSA. Dans un article récent Gerald Bronner propose plutôt la constitution d’une forme de comité des pairs où des journalistes, des professionnels des médias veilleraient au respect de la déontologie. Pour ce qui est de la presse, il existe déjà un texte qui, en France, définit les règles de bonne conduite des journalistes. Il s’agit de la Charte d’Ethique Professionnelle des Journalistes.

CAS Conseil supérieur de l’Audiovisuel : son rôle est de garantir la liberté d’expression mais aussi de réguler le fonctionnement des médias audiovisuels en veillant à ce qu’ils respectent la loi et la déontologie

Déontologie : ensemble des règles et des devoirs qui s’appliquent à une profession.

Modifier la technologie ? 

Mark Zuckerberg constatant que Facebook avait servi à propager les fake news d’origine  russe pendant la campagne électorale précédant les élections présidentielles américaines, a décidé de modifier l‘algorithme permettant de gérer le fil d’actualité sur son réseau social. Il sera désormais possible d’évaluer la fiabilité d’une source d’information.

Eduquer ?

Il convient de développer l’esprit critique des élèves face aux différentes sources d’informations. Il existe des outils permettant de vérifier la fiabilité des sites comme le vérificateur des Décodeurs du Monde. Quand les théories du complot, les rumeurs s’appuient sur des images, il est possible de vérifier la source de ces images en utilisant l’outils de recherche inversé de google et les vidéos youtube à l’aide du vérificateur de source d’amnesty international. Mais cet esprit critique ne doit pas sombrer dans la défiance systématique vis à vis des médias sur le mode « On nous cache tout, on ne nous dit rien ». L’information reste fiable en général dans nos démocraties même si les dérives existent.

Conclusion :

C’est donc bien pour sauver la qualité et la pluralité de l’information déterminantes pour le bon fonctionnement de nos démocraties qu’il convient de rester vigilants. Les menaces de désinformation qui pèsent sur les démocraties ne sont pas nouvelles mais aujourd’hui elles menacent leur bon fonctionnement. Les théories du complot connaissent également un certain succès en profitant de la crédulité des opinions publiques et de l’explosion d’internet. Il existe des moyens de lutter contre la désinformation. Certains proposent de légiférer. La question est actuellement discutée. Il est aussi possible de cultiver l’esprit critique dans les esprit tout en se gardant de toute défiance systématique.

Bibliographie :

STROUK Hubert, intervention le 12 novembre dans le cadre du stage, Citoyenneté et antisémitisme, Académie de Toulouse.

BLOCH M. , Réflexions d’un historien sur les fausses nouvelles de la guerre.1921.

Scharnitzky, Patrick. « La fonction sociale de la rumeur », Migrations Société, vol. 109, no. 1, 2007, pp. 35-48.

PANNE J L, L’Histoire soumise à l’idéologie, L’Histoire par l’Image, 2005, https://www.histoire-image.org/etudes/histoire-soumise-ideologie

BRONNER G., La démocratie des Crédules, PUF, 2013.

Auteur : Manuel Nérée

01/2018

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